Rand Abou-Fakher

Cette cinéaste en plein essor travaille sur son premier long métrage de fiction, ou comment guérir de l'illusion de l'amour entre le remords et l'empathie.

Dans son premier long métrage de fiction, la réalisatrice Rand Abou-Fakher (elle) se demande si le pardon est possible tant que notre douleur n'est pas reconnue. Nous avons tendance à retourner à l'endroit où notre innocence et notre confiance ont été bafouées, à la recherche de reconnaissance et d'amour perdu. Une bonne manière de guérir, ou une façon de continuer à se faire du mal ? En filmant des scènes entières en plan séquence et en fournissant à ses acteurs·ices des éléments fragmentaires sur le scénario, Abou-Fakher brouille parfois de manière (dés)agréable les pistes entre la fiction et la réalité.

BIO
Rand Abou-Fakher (1995, SYR) obtient un diplôme de flûtiste au Conservatoire syrien, et élargit sa pratique à Bruxelles pour englober les arts audiovisuels. Aujourd'hui, elle travaille en tant que réalisatrice, comédienne de théâtre, productrice, cheffe de projet (artistique) et programmatrice. Ses courts métrages Braided Love (2018) et So We Live (2020) ont été présentés dans des festivals et des musées du monde entier. Dans le processus, So We Live a remporté plusieurs fois un prix de qualification pour les Oscars.



photo by Elena Majecki

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